Communiqué spécial Air France

, par udfo24

Au delà du fait qu’on peut s’interroger sur l’orchestration de l’incident d’Air France (absence de forces de l’ordre, présence de caméras) visant à pointer les mauvais syndicats, qui osent contester les 2900 licenciements dans l’intérêt des plus précaires au lieu de « faire preuve de responsabilité » en accompagnant ce projet inacceptable, il convient de se demander où se situe la violence ?

Ainsi :

- quand au plus haut niveau, on considère les ouvriers comme illettrés,

- quand on méprise les fonctionnaires à la fois dans leur mission mais aussi dans leur expression en faisant un bras d’honneur au lendemain d’une consultation sur un projet rejeté majoritairement,

- quand on accorde des simplifications dans les procédures de licenciement et des restrictions dans les possibilités de recours,

- quand on précarise,

- qu’on porte atteinte aux droits individuels et collectifs des salariés,

- qu’on stigmatise les chômeurs,

- qu’on parle de « sans-dents »,

la violence institutionnelle serait elle acceptable ?

Prôner le dialogue social en discréditant les syndicats qui ne veulent pas s’intégrer, en les opposant à ceux qui « accompagnent », faire passer les réformes en force en faisant fi de la démocratie avec arrogance : où est l’irresponsabilité ?

L’Union Départementale Force Ouvrière de la Dordogne apporte tout son soutien aux militantes et aux militants dans leur combat pour s’opposer aux 2900 licenciements et dénonce toute provocation ou manipulation visant à criminaliser leurs actions.

Périgueux, le 12 octobre 2015